MARIA MAGDELEINA

writer, podcaster, child of God

French translation follows

I hadn’t done this in a long time: laying down on the soft grass, looking up to the bright blue ceiling God created during the first days of Genesis.

Instead of taking pictures, I decided to take a break, breathe and pay attention to every detail.

I felt safe and calm and at peace. Not one thought came to mind as soon as I started focusing on nature, God’s perfect, organized beauty.

Nature… What a light and grandiose word…

I started observing everything as through a camera lens: a close-up of my curly black hair entangled in the grass as if that lock of mine was meant to be in love with the ground; flowers desperately trying not to die; poles flying and falling like Canada’s first snow, and making me sneeze three time in a row; bees buzzing like they’re playing jazz music next to my ears; a portrait of my bare feet finding comfort in those green sheets…

I thought that must’ve been what Adam and Eve felt before the fall. That must’ve been heaven, but I get to taste it on Earth, while my days are being counted. What a shame, I think, to have exchanged the garden of Eden for pride.

But I guess I did the same with you: I exchanged the breath and peace of my soul for fake love. What a shame indeed!

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Then I heard the birds singing melodies that reminded me of Lana Del Rey. I heard tweets louder than 144 characters. I watched the clouds dancing through the whispering wind, a wind that makes you forget humidity.

For once, I didn’t want to speak although I’m a chatterbox. For once, I didn’t want to sing although music is my lungs’ and throat’s life. For once, I didn’t want to think although I live thinking (even if it threatens my mind’s stillness). For once, I didn’t want to write although it’s the only way I can understand my feelings or get rid of them, but I didn’t want to get rid of this moment.

For once, I wanted to listen to God’s voice, to Him speaking to me through His creation.

Like the flowers waving goodbye to the rhythm of the wind as I’m preparing to leave the park. Like the sun’s rays fading slowly becoming little by little a sunset. Like the same sun deciding to warm me again, insisting I shouldn’t leave, just like you used to insist every time I threatened to leave and never come back (which I finally fortunately did).

So I turned my back to the sun that was still insisting with its burning rays. Oh, it had been a long time since I burnt. Winter seemed eternal.

So I turned around again to make the sun smile. I stopped moving, closed my eyes,  and listened once more.

I said a prayer out loud, loud enough to hear myself articulate the Our Father. It almost felt like it was the first time in my life I recited it.

At last, I saw a butterfly, and every time I see a butterfly, I know it’s God telling me that it’s going to be a good day or that everything gon be alright or it’s gonna be ok in the end, if it’s not ok, it’s not the end. 

And as I looked at the only butterfly of the whole empty park, I indeed knew and believed that it was all going to be ok, if only I let Him guide me to His will.


Je ne l’avais pas fait depuis longtemps : m’allonger sur l’herbe douce, regardant le plafond bleu clair que Dieu a créé pendant les premiers jours de la Genèse.

Au lieu de prendre des photos, j’ai décidé de prendre une pause, de respirer et de prêter attention à chaque détail.

Je me sentais en sécurité et en paix. Aucune pensée ne m’est venue à l’esprit dès que j’ai commencé à me concentrer sur la nature, beauté parfaite et organisée de Dieu.

Nature… Quel mot léger et grandiose…

Je commençais à tout observer comme à travers l’objectif d’une caméra : un gros plan de mes cheveux noirs bouclés emmêlés dans l’herbe comme si ma mèche était destinée à tomber amoureuse de la terre; des fleurs essayant désespérément de ne pas mourir; des poteaux qui volent et qui tombent sur le sol comme la première neige au Canada et qui me font éternuer trois fois de suite; les abeilles qui bourdonnent comme si elles jouaient du jazz dans mes oreilles; un portrait de mes pieds nus trouvant du réconfort dans ces draps verts …

Je pensais que c’est ce qu’Adam et Ève avaient ressenti avant leur chute. C’est sûrement le paradis qu’ils ont goûté, mais moi, je peux le goûter sur terre – pas pour toujours, puisque mes jours sont comptés. Quelle honte, je pense, d’avoir échangé le jardin d’Eden pour la fierté.

Mais je suppose que j’ai fait la même chose avec toi : j’ai échangé le souffle et la paix de mon âme pour un faux amour. Quelle honte en effet!

Puis, j’ai entendu les oiseaux chanter des mélodies qui me rappelaient Lana Del Rey. J’ai entendu des tweets plus forts que 144 caractères. Je regardais les nuages ​​danser à travers le vent qui murmurait, un vent qui me faisait oublier l’humidité.

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Pour une fois, je ne voulais pas parler même si je suis bavarde. Pour une fois, je ne voulais pas chanter même si la musique est la vie de mes poumons et de ma gorge. Pour une fois, je ne voulais pas penser même si je pense pour vivre (même si cela menace la tranquillité de mon esprit). Pour une fois, je ne voulais pas écrire, bien que ce soit la seule façon pour moi de comprendre mes sentiments ou de m’en débarrasser. Mais je ne voulais pas me débarrasser de ce beau moment.

Pour une fois, j’ai voulu écouter la voix de Dieu, cette voix qui me parle à travers Sa création.

Comme les fleurs me disant au revoir au rythme du vent alors que je me prépare à quitter le parc. Comme les rayons du soleil qui s’estompent lentement pour devenir un coucher de soleil. Comme si le même soleil a décidé de me réchauffer, insistant à ce que je ne parte pas, comme quand tu insistais chaque fois que je te menaçais de partir (ce que j’ai fait finalement – heureusement).

Et ainsi, j’ai tourné le dos au soleil qui insistait encore avec ses rayons brûlants. Oh, ça faisait longtemps que je n’avais pas brûlé. L’hiver semblait éternel.

Alors, je me suis retournée pour apporter un sourire au soleil. J’ai arrêté de bouger, j’ai fermé les yeux et j’ai écouté Sa voix encore une fois.

J’ai dit une prière à voix haute pour que je m’entende articuler le Notre Père. J’ai presque eu l’impression que c’était la première fois de ma vie que je le récite.

Enfin, j’ai vu un papillon, et chaque fois que je vois un papillon, je sais que c’est Dieu qui me dit que ça va être une belle journée ou que tout ira bien à la fin, car si ça ne va pas, ce n’est pas la fin.

Et comme je regardais le seul papillon de ce parc vide, j’ai su que tout ira bien, si seulement je laissais Dieu me guider vers Sa volonté.

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